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 Au pied de l'immeuble [Pv Jad']

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Heaven E. Thompson

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Etudes ou Metiers : Serveuse dans un bar
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Don et maitrise: Télépathe, Heaven peut lire les pensées des gens. Elle arrive à gérer le bruit et à ne se concentrer que sur l'essentiel. n peut donc dire qu'elle maîtrise son don. En revanche, dès qu'elle touche quelqu'un, des milliers d'images défilent dans sa tête à lui donner la migraine et elle perd le contrôle.
Amis: Très peu, ils se comptent sur les doigts d'une main
Ennemis: Enormément mais personne ne doublera mon ennemie n°1

MessageSujet: Au pied de l'immeuble [Pv Jad']   Mer 9 Juin - 16:15

    « - One life to live, one love to give, one chance to keep from falling »

    La musique résonnait, avec une harmonie si parfait qu’on peinait à imaginer le temps qu’il avait fallu pour arriver à une telle synchronisation des sons, dans les oreilles de la jeune femme qui avançait au rythme de la musique. Son pas était mesuré, calme bien que la chanson qu’elle écoutait ne puisse pas être nommée « ballade » mais elle n’était pas non plus un morceau qui déchire, c’était entre les deux, juste milieux, quelque chose dans le genre « moderato ». Et cette harmonie parfaite dont nous parlions il n’y a pas deux minutes correspondait parfaitement à l’humeur de la rousse en cet instant-ci. Le paysage était magnifique en ce début de matinée. Il était tout juste six heures du matin et l’aurore venait de s’éteindre pour laisser place à quelques rayons timides que projetaient l’astre solaire. En soi, le spectacle paraissait magnifique et il l’était autant que possible au milieu des taudis de la cité modeste. C’est vrai qu’un levé de soleil perdait de son sublime lorsqu’il se retrouvait être vu au milieu de poubelles malodorantes, de clochards totalement ivres et d’immeubles presque écroulés. Mais au fond, Heaven s’en fichait totalement. Elle avait l’habitude et puis pour une fois qu’elle était de bonne humeur, ce qui croyait le était une chose très rare, la rousse ne comptait pas perdre ce semblant d’allègres à cause de détails insignifiant. De toute façon, le plus important n’était pas là, le fait était que pour une fois elle était seule, totalement seule.

    « - One heart to break, one soul to take us, not forsake use »

    Oui, ce qu’aimait le plus Heaven en ce jour, de si bonne heure, c’était le calme. Pas de bruit de fond, de pesées parasites, d’émotions écœurantes, de problèmes futiles et agaçants. Non rien de tout cela. Pour une fois, Heaven était seule, toute seule. Il n’y avait que ses pensées dans sa tête, pas celles des autres, la rousse aurait presque pu croire qu’elle n’avait pas de don, de pouvoir ou n’importe quelle mot pour désigner cette anormalité. Elle aurait presque pu croire qu’il n’y avait pas eu d’explosion nucléaire, qu’elle n’avait pas tué sa grand-mère. Elle aurait pu presque croire qu’elle pouvait faire tout ce qu’elle, voulait toucher qui elle voulait, se perdre dans les bras d’un homme sans qu’il n’y ait aucun problème. Elle aurait presque pu. Presque ! Voilà le mot presque, ce mot qui signifiait le doute, la possibilité. Parce qu’il suffisait qu’elle fouille un peu dans son esprit, qu’elle se concentre rien qu’un minimum et hop ! Elle entendait encore ses voix dans sa tête, elle pénétrait les pensées intimes des habitants pour la plupart endormis qui rêvaient de choses qui n’avaient aucun intérêt pour elle. C’était clairement stupide, oui stupide. Tous ses rêves clichés où la fille est poursuive par un tueur avec un tronçonneuse ou encore cet adolescent boutonneux qui arrive au lycée sans pantalon ou cette gamine qui rêve que son nounours est capable de parler. Franchement, ça se serait si les peluches parlaient nan ? Bref, pour une fois Heaven n’avait pas à entendre ses profondes stupidités parce que les rêves n’étaient pas voulus, elle devait les pénétrer pour les découvrir, elle devait le vouloir et elle ne le voulait pas.

    Et même si elle entendait encore un peu ce bruit de fond, il suffisait qu’elle mette ses écouteurs comme à cet instant précis et tout disparaissait sous un flot de musique. La rousse n’avait jamais été vraiment passionnée par la mélodie étant gamine ou même adolescente. Aujourd’hui, c’était encore pareil, elle n’aimait pas particulièrement cela déjà parce que les trois quarts du temps, elle ne comprenait rien aux paroles. Elle n’était pas comme ses adolescents qui criaient sur tous les toits adoraient cette chanson là, quand on leur demandait pourquoi, ils répondaient : j’adore les paroles. Et la question à un million qui venait après cette réponse donnait avec un air de pitbull était : elles disent quoi les paroles ? Retour de l’air de pitbull rempli d’une profonde intelligence. Nouvel aboiement : Oh ba je sais pas. Dieu que les adolescents étaient agaçants et stupides. Il était clair qu’Heaven, elle, se considérait comme sortie de l’adolescence depuis un bout de temps. D’ailleurs, elle n’aimait pas la musique en elle-même, en fait elle y voyait une certaine utilité. Quand elle avait quatorze ans, elle aimait son mp3 parce qu’il lui permettait de ne plus entendre les cris et disputes de ses parents, les bruits de vaisselles cassées et parfois les coups. Aujourd’hui, elle voyait toujours en la musique une utilité et elle aimait son Ipod parce qu’il lui permettait de ne pas attendre quarante-six fois par jour : On mange quoi ce soir ? Elle n’en avait strictement rien à foute de ce que mangerait A, B, X, Y et Z ce soir ou avec qui pimbêche n°1 avait couché alors que pimbêche n°2 la critiquait dans ses pensées alors qu’ Heaven devinait ses sourires hypocrites.


    « - Only one … »

    La jeune femme venait de prononcer ses paroles à voix haute alors que la chanson se terminait pour laisser place à une autre chanson plus rythmée cette fois qui fit accélérer le pas à la jeune femme. C’était toujours comme cela, on s’adaptait au rythme de la musique, marchant comme un tortue si l’air était piano, courant comme un lièvre s’il était forte. Les mots de la chanson précédente flottaient dans l’air. Only one. Seulement une, seulement elle, elle seul, elle qui était toute seule. Heaven adorait cette chanson, c’était une des rares qu’elle appréciait vraiment et non qu’elle n’écoutait pas par utilité mais par plaisir tout simplement. Elle en venait presque à regretter qu’elle ne dure pas plus longtemps et comme on le disait, toute bonne chance à une fin.

    D’ailleurs, la serveuse de bar allait bientôt ranger ses écouteurs puisqu’elle arrivait aux pieds de son immeuble miteux. Elle n’aimait pas avoir de la musique sur les oreilles à l’intérieur parce que si quelqu’un passait, elle n’entendant rien et comme vous l’aurez compris, en plus de cela, la musique lui permettait de s’évader des pensées envahissantes. Heaven coupa son Ipod et le rangea dans son sac à main noir, imitation cuir. Seulement imitation, elle, elle ne s’achetait pas de cuir du genre Dior ou autre, elle n’en avait pas les moyens et puis à quoi cela servait-il ? Un jean de marque ou pas avait la même durée de vie, il avait juste une signature en plus, pitoyable n’est-ce pas ?

    Et alors qu’Heaven dérivait une fois de plus dans ses pensées (comprenez là, elle appréciait de pouvoir penser à ce qu’elle voulait sans qu’elle soit envahie par la présence d’une inconnue), elle sentit justement un flot de pensées déferler dans son esprit qu’elle calma bien vite, une personne arrivait juste derrière elle et à son grand malheur, Heaven la connaissait. Jadina… Jadina quelque chose. Son nom de famille était une chose dont elle ne se rappelait jamais, peut-être parce que cela était futile, inutile, agaçant de savoir des trucs sur cette fille qu’elle haïssait autant que les médecins haïssaient la mort. Et alors qu’elle posait sa main pour s’éloigner le plus vite possible de cette chieuse, il n’y avait pas d’autres mots pour désigner cette gamine qui ne s’intéressait qu’à son nombril, un main se posa sur la porte encore fermée pour la pousser à sa place. Heaven haussa un de ses sourcils parfaitement dessinés et s’éloigna de la porte vitrée. Un sourire cynique prit place sur ses lèvres pulpeuses.


    « - Tu as raison, ouvre donc la porte en première, il faut bien quelqu’un pour me la tenir quand je passe, c’est une chose qui te va très bien au teint. »

    En fait, Heaven pouvait dire tout ce qu’elle voulait, humilier cette fille resterait son passe-temps préféré.
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Jadina Liu

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MessageSujet: Re: Au pied de l'immeuble [Pv Jad']   Sam 10 Juil - 19:30

« Jadina, fais-ci, Jadina, fais-ça ! »

La brune détestait qu’on lui donne des ordres ! Et son patron se faisait un plaisir de lui en donner. Ce qui l’agaçait tout particulièrement. Il était humain, elle s’efforçait donc de ne pas utiliser son pouvoir sur lui, même, il fallait l’avouer, si c’était très difficile. Elle aimait utiliser son pouvoir sur ces pauvres personnes tout à fait banales. C’était comme jouer avec des poupées, des petites poupées inoffensives qu’on pouvait manipuler à sa guise. Elle adorait cela, tout simplement. Cependant, elle se demandait pourquoi son patron n’arrêtait pas de la harceler ainsi. Elle allait vraiment finir par le jeter du haut de l’hôtel ou par une des nombreuses fenêtres de celui-ci. C’est vrai, qu’est-ce qui lui voulait ce type ? Une nuit ? Elle réfléchit un instant. Était-ce une chose qu’elle pouvait lui accorder, rien que pour avoir la paix ? Son patron était un homme dans la quarantaine, plutôt rond et chauve avec un visage de crapaud. Pas du tout son genre entre autre. Donc, non, elle ne ferait jamais cela, elle ne coucherait jamais avec lui-même pour être tranquille.

Ce matin-là, son patron avait été infect avec elle. Il n’avait pas arrêté d’être derrière elle depuis qu’elle avait commençait son boulot, ou plutôt, depuis qu’elle était arrivée à l’hôtel hier soir. Elle avait passée toute la nuit à bosser et elle était crevée. Elle n’était pas une chienne après qui on pouvait hurler à tout bout de champ, surtout quand elle était fatiguée. En effet, dans ces moments-là, vaut mieux la fuir si vous ne voulez pas vous trouver scotché au plafond. Bref, elle était tellement folle de rage qu’elle était partie. Ce type avait beau être son patron, il devait respecter un minimum ses employés. Hors, il faisait le contraire, pas étonnant que tout le monde démissionné. Elle aurait bien voulut le faire, elle en rêvait même mais elle ne pouvait pas se le permettre. Les temps étaient difficiles et si elle partait aucun doute qu’elle aurait du mal à retrouver un travail avant de ne plus pouvoir payer son loyer et il était hors de question qu’elle finisse sous les ponts. Elle avait sa fierté tout de même.

A présent, Jadina se retrouvait à marcher, les mains dans les poches, enfouit dans ses pensées. Elle aurait à s’expliquer quand elle y retournerait. Elle savait comment cela allait se passer. Elle arriverait avec son air dégagé comme d’habitude et là, il lui sauterait dessus. Il se mettrait à lui hurler dessus avec des « comment avez-vous osé ! », « effacez-moi se sourire de vos lèvres ! » et surtout la fameuse phrase qui ne lui faisait pas peur parce qu’il avait bien trop peur d’elle pour pouvoir l’exécuter : « recommencez-ça encore une fois et vous êtes viré ! ». C’était certain, elle connaissait son patron par cœur. Elle continua de marcher, doucement.

Elle aimait ce promené le matin à l’heure où le soleil se lève. Il y avait toujours de l’air frais et elle aimait l’air frais après l’odeur de renfermé des chambres de l’hôtel. Le matin tout particulièrement car il y avait l’odeur de l’herbe mouillée par la rosée du matin et Jadina adorait cette odeur. Une odeur de vie qui lui réchauffait le cœur. Une odeur qui n’avait strictement rien à voir avec son passé. Cette odeur représenté sa vie, sa nouvelle vie. Une vie dans laquelle la liberté était une valeur fondamentale, une vie où elle pouvait faire ce qu’elle voulait quand elle voulait.

Elle s’approchait petit à petit de son appartement. Elle leva les yeux jusqu’à la fenêtre de chez elle. Son chez elle. C’était fou ce qu’elle l’aimait, encore un signe de sa nouvelle liberté. Elle avait pu le décorer à sa manière comme elle le voulait, sans avoir ses parents sur le dos. Bon d’accord c’était horrible de parler des morts ainsi mais elle n’avait jamais pu les voir alors qu’est-ce que sa pouvait bien faire ? Elle vivait seule, tranquille et en paix. Personne pour venir l’énerver et qui la forcerait à utiliser son don sous la colère. Absolument personne…

Jadina ouvrit la porte d’entrée du hall du bâtiment. Elle allait enfin être chez elle. Elle continua son chemin toujours aussi à l’aise. C’est alors qu’elle sentit une présence auprès d’elle. Elle releva les yeux et aperçut une chevelure rousse que, même si elle avait voulut, elle n’aurait pas pu la louper. C’était bien trop voyant ! Mais quelle idée d’être rousse…De plus, elle détestait cette jeune femme ! C’était la seule qui réussissait à la mettre hors d’elle. Elle la haïssait, vraiment. Elle vit alors la main de sa voisine sur la poignée de la porte. Ce fut plus fort qu’elle, poussée par son esprit de compétition, Jadina se jeta sur la poignée afin de l’ouvrir avant l’autre. Réaction stupide, certes mais ce n’était pas de sa faute c’était comme si on l’avait poussé à faire cela. Elle sentait donc déjà la dispute arriver…

«- Tu as raison, ouvre donc la porte en première, il faut bien quelqu’un pour me la tenir quand je passe, c’est une chose qui te va très bien au teint. »

La remarque fut comme une gifle aux oreilles de Jad’ mais celle-ci n’allait certainement pas se laisser faire. Il ne manquerait plus que ça ! Qu’elle se laisse marcher sur les pieds ! Elle pivota vers la rousse, ses yeux lançant des éclairs. Elle fut encore plus en colère en voyant le sourire de la jeune femme. Elle serra des points.

« -Je ne suis pas ta portière ! Et tu n’es pas une princesse non plus alors allez vous faire voir ta porte et toi ! Mon teint est d’ailleurs bien me réussie que toi ! Tu es certaine de ne pas être malade ? Tu es bien
verte…remarque c’est en harmonie avec tes cheveux ! »


Et voilà ! Elles étaient lancées et n’étaient pas prête de finir. C’était fou ce que Jadina la détestait cette fille.
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Heaven E. Thompson

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MessageSujet: Re: Au pied de l'immeuble [Pv Jad']   Dim 11 Juil - 1:16

    [Flash Back]

    Neuf heures cinq. P.M. La nuit commence doucement à prendre ses droits sur la ville de Long Island. Le soleil est descendu bas dans le ciel et à presque disparu. La lune est déjà là, prête à remplacer l’autre astre pour éclairer les rue sombres des villes avec les étoiles. Il faisait bon à Long Island, c’était le printemps et la douceur bientôt à estival était présente le soir. Il faisait bon de se promener dans les rues de la ville. Les magasins fermaient un peu plus tard et il était agréable d’acheter deux trois bricoles tout en grignotant une petite sucrerie. Néanmoins, il fallait porter une petite veste pour pouvoir se balader sans avoir.

    C’est ce que justement de se dire Heaven qui remontait quatre à quatre pour rejoindre son appartement, elle était sortie dehors à la va vite et elle s’était vite rendue compte que si elle ne voulait pas tomber malade, il fallait qu’elle prenne deux minutes pour retourner chez elle et récupérer un gilet. Le seul problème c’est que les deux minutes, elle ne les avait pas. Parce qu’elle était en retard. Pas d’une minute ni de deux encore moins de cinq mais de trente-cinq fichues minutes. Et son patron allait lui passer un savon. Et ce n’était pas bon pour elle. Elle travaillait dans un bar minable avec un patron énorme, gras, avec des habitudes hygiéniques discutables sur lesquelles elle ne s’étendrait pas. Enfin bref, pour faire simple, son patron étant un c*n fini qu’elle ne supportait tout simplement et qu’elle évitait autant possible. Car en plus d’être un patron horrible, il était aussi pervers. Enfin c’est d’une évidence, c’est un peu comme un pack deux en un, jamais l’un sans l’autre. Surtout vu l’endroit où elle bossait. Pour faire court, il voulait la mettre dans son lit ou du moins la prendre tout court le lit n’était que facultatif. Et elle ne pouvait pas. Déjà elle ne voulait pas et en plus, elle ne pouvait pas être touchée. Elle avait été touchée par l’explosion nucléaire d’il y a quelques mois et elle s’était trouvée être contaminée. Elle était devenue télépathe, elle pouvait lire les pensées, enfin surtout les entendre. Et quand elle touchait une personne, elle envahissait l’esprit de ses dernières accédaient à tous les souvenirs, elle avait toutes les données mais elle ne contrôlait en rien cette partie de son pouvoir et cela était autant dangereux pour elle que pour les autres. Bref, hors de question qu’elle touche ce porc, qu’il soit beau ou pas beau

    Mais comme, elle ne pouvait tout simplement pas lui balancer qu’elle était une mutante, elle allait devoir se dépêcher de rejoindre le bar si elle ne voulait pas avoir le droit à de gros problèmes. Déjà que si elle était en retard, c’était à cause de son don. Au dessus de chez elle, une gamine de son âge (bien que mentalement, elle lui en aurait facilement donné 13) venait d’emménager. Et ses pensées envahissaient en permanence les siennes. Elle n’en pouvait plus de ses caprices futiles, de son attitude de méchante rebelle alors qu’elle n’en avait rien et que si elle se retrouvait face à un chasseur, Heaven aurait parié qu’elle serait partie en courant. Enfin cette gamine lui tapait sur les nerfs et elle lui avait déclenché une migraine pas possible. Elle s’était allongée dans le noir en espérant qu’elle disparaisse. Au final, elle s’était endormie et elle venait tout juste de se réveiller. En retard.

    Heaven venait tout juste d’arriver devant la porte de son appartement, totalement essoufflée. Elle sortit en vitesse les clés de son appart’ de son sac et glissa la bonne dans la serrure. Malheureusement pour elle, cette dernière avait décidé de faire la récalcitrante et Heaven mit une minute à ouvrir cette fichue porte, pensant qu’essayer de la défoncer ne lui aurait apportait qu’un mal à l’épaule, ce qui en soi n’était pas nécessaire. Heaven pénétra en trombe dans la petite pièce, fonça vers sa chambre, récupéra rapidement un gilet noir, l’enfila puis repartit de son appartement en coup de vent. Alors qu’elle dévalait aussi vite que possible les escaliers avec ses talons imposés dans sa tenue de serveuse (celle-ci se composait d’un t-shirt blanc moulant avec un décolleté en V avec un short à bretelle noir aussi moulant et court, les chaussures étaient noirs vernies avec des talons d’une dizaines de centimètres, fermées dans le bout et avec une sangle sui s’entourait autour de la cheville), Heaven ne remarqua pas les pensées de sa voisine insupportable envahir les siennes. C’est ainsi qu’au détour d’un couloir, elles faillirent se rentrer dedans, créant chez Heaven une panique sans nom. Quand elle eut repris ses esprits, elle s’énerva contre cette gamine insupportable.

    « - Tu peux pas faire attention !?! »

    [Fin du Flash Back]

    C’est ainsi qu’une relation de pure haine avait débuté entre les deux jeunes femmes. Elles avaient fini par devenir les meilleures ennemies du monde, se haïssant plus que tout. Et c’est ainsi que l’arrivée de Jadina agaça au plus au point Heaven. Elle ne put s’empêcher de la provoquer. Il faut dire que c’est elle qui avait commencé. Elle avait toujours besoin d’être la première. La première à ouvrir la porte, très valorisant vraiment et mature aussi.

    Heaven s’était tout de même reculée, pour ne pas subir un contact malheureux. Elle n’avait vécu que trois fois en tout et pour tout dans sa vie, elle n’avait pas envie de recommencer cela avec cette fille. Heaven sentit la rage de sa camarade l’envahir et elle la repoussa d’une simple pensée, aujourd’hui c’était devenu simple. Elle s’énervait pour un rien, elle était tellement immature, tellement agaçante, elle ne la supportait vraiment pas. La réponse de Jad’ ne tarda pas à tomber, aussi immature que son attitude.

    « -Je ne suis pas ta portière ! Et tu n’es pas une princesse non plus alors allez vous faire voir ta porte et toi ! Mon teint est d’ailleurs bien me réussie que toi ! Tu es certaine de ne pas être malade ? Tu es bien verte…remarque c’est en harmonie avec tes cheveux ! »

    Heaven regarda la chinoise en face d’elle d’un air consternée. Vraiment très mature. Était-elle vraiment si stupide ? La rousse la regarda un instant avant d’admettre que oui, elle devait bien être si stupide. Elle soupira avant de lui répondre d’une voix trainante, désintéressée.

    « - Je ne m’abaisserais pas à continuer dans tes délires de gamines. Pour ton information, saches que je ne parlais pas de ton teint à proprement parler, je suis presque sûre qu’ouvrir une porte n’a pas de couleur. C’était une métaphore mais je doute que tu connaisses le mot. Je vais donc te laisser continuer ton délire de teint vert version cartoon toute seule. Maintenant, si tu veux bien, j’ai des choses plus importantes à faire que de m’occuper de ta vie insignifiante, alors écarte-toi, si tu n’ouvres pas la porte, ne gêne pas le passage inutilement. »

    Heaven lui fit un signe de la main qui voulait clairement dit dégage. Elle sentit une fois de plus un élan de haine l’envahir et elle soupira. Elle ne savait pas pourquoi mais elle n’était pas passée.
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